Ces pensées dont personne n'ose parler. Vous n'êtes pas seul·e à les vivre. Vous n'êtes pas un monstre. Vous êtes anxieux·se, et cela se comprend scientifiquement.
Quand votre cerveau cherche des réponses impossibles à trouver.
"Si je ne trouve pas de réponse à ces questions, je vais devenir fou"
Ces questions n'ont pas de réponse définitive. Chercher la certitude absolue alimente l'anxiété. Accepter l'incertitude est la clé.
Vous êtes obsédé·e par des questions philosophiques sans réponse : "Pourquoi j'existe ?", "Et si rien n'était réel ?", "Qu'est-ce qui se passe après la mort ?", "Quel est le sens de la vie ?". Ces questions tournent en boucle dans votre tête et vous empêchent de vivre normalement.
des personnes avec TOC ont des obsessions existentielles
s'améliorent avec l'ACT et la TCC
des humains se posent ces questions
"Je passais mes nuits à chercher le sens de la vie sur Google. J'avais l'impression de devenir fou. Aujourd'hui j'ai appris à vivre avec l'incertitude."
— Lucas, 26 ans, en rémission depuis 1 an
Sensation que le monde autour de vous n'est pas réel, comme si vous étiez dans un rêve ou un film.
Sensation d'être détaché·e de vous-même, comme si vous vous observiez de l'extérieur.
Passer des heures à réfléchir aux mêmes questions sans jamais trouver de réponse satisfaisante.
Angoisse paralysante face à l'idée de votre propre mort ou de celle de vos proches.
"Et si après la mort, il n'y avait rien ? Comment supporter l'idée du néant éternel ?"
"Et si tout n'était qu'une simulation ? Et si rien n'existait vraiment ?"
"Pourquoi est-ce que j'existe ? Quel est le but de tout ça ?"
"Qu'est-ce qui se passe après la mort ? Le néant ? L'enfer ? La réincarnation ?"
"Et si rien n'était réel ? Et si j'étais dans une simulation ?"
"Comment puis-je être sûr que les autres ont une conscience comme moi ?"
"Pourquoi l'univers existe-t-il plutôt que rien ?"
"Et si je perdais ma conscience ? Et si je cessais d'exister ?"
Votre cerveau anxieux cherche la certitude absolue. Il veut des réponses définitives à des questions qui n'en ont pas. Résultat : il tourne en boucle, cherchant une solution impossible à trouver.
C'est comme essayer de résoudre une équation sans solution. Plus vous cherchez, plus vous êtes frustré·e, plus vous cherchez. Le cercle vicieux s'installe.
L'anxiété existentielle est souvent déclenchée par un événement stressant (deuil, rupture, crise de panique) qui fait "bugger" votre perception de la réalité. Votre cerveau essaie de retrouver un sentiment de contrôle en cherchant des réponses.
Pour "vous protéger" de ces pensées terrifiantes, vous commencez à éviter tout ce qui pourrait les déclencher :
Éviter les conversations philosophiques ou spirituelles
Éviter les films ou livres qui parlent de la mort, de l'existence
Éviter d'être seul avec vos pensées (distraction constante)
Éviter les lieux qui vous font penser à la mort (cimetières, hôpitaux)
Éviter de regarder le ciel étoilé (rappelle l'immensité de l'univers)
Se distraire en permanence (écrans, travail, alcool) pour ne pas penser
Le problème : Plus vous évitez, plus ces pensées deviennent terrifiantes. Votre cerveau enregistre : "Si j'évite, c'est que c'est vraiment dangereux d'y penser". L'anxiété se renforce.
"Ces questions n'ont pas de réponse définitive. C'est normal."
"Je suis ici, maintenant, et c'est suffisant."
"Chercher la certitude absolue alimente mon anxiété. Je peux vivre avec l'incertitude."
"Google ne me donnera jamais la réponse que je cherche. Je dois arrêter de chercher."
Ne plus chercher de réponses sur Google, dans les livres, auprès des autres. Chaque recherche renforce l'obsession.
Méditation de 10 minutes par jour pour se reconnecter au moment présent plutôt qu'aux ruminations.
Lire des livres philosophiques, regarder le ciel étoilé, avoir des conversations profondes sans chercher de réponse.
Plutôt que de chercher LE sens de la vie, créez VOTRE sens à travers vos actions, vos relations, vos valeurs.
Voici comment construire une hiérarchie d'exposition progressive pour l'anxiété existentielle :
Lire un article philosophique sans chercher de réponse
Anxiété : 3/10
Regarder le ciel étoilé pendant 10 minutes
Anxiété : 5/10
Avoir une conversation sur la mort sans chercher de réassurance
Anxiété : 7/10
Regarder un documentaire sur l'univers sans ruminer
Anxiété : 8/10
Accepter : "Je ne connaîtrai jamais toutes les réponses"
Anxiété : 9/10
Important : On commence par le niveau 1 et on ne passe au niveau suivant que quand l'anxiété du niveau actuel est descendue à 2-3/10.
Les questions existentielles arrivent toujours, mais vous y réagissez moins fort
Vous passez moins de temps à chercher des réponses sur Google
Vous arrivez à vous reconnecter au moment présent
Vous recommencez à faire des activités que vous évitiez
Vous arrivez à accepter l'incertitude sans paniquer
ACT (Thérapie d'Acceptation et d'Engagement)
Apprendre à vivre avec l'incertitude plutôt que de la combattre. Accepter que certaines questions n'ont pas de réponse.
Mindfulness (Pleine conscience)
Se reconnecter au moment présent plutôt que de se perdre dans les ruminations. "Je suis ici, maintenant, et c'est suffisant."
Arrêter les recherches compulsives
Google ne vous donnera jamais la réponse que vous cherchez. Arrêtez de chercher. Chaque recherche renforce l'obsession.
Exposition progressive
Réintroduire progressivement les sujets que vous évitiez. Lire des livres philosophiques, regarder le ciel, avoir des conversations profondes.
Trouver du sens dans l'action
Plutôt que de chercher LE sens de la vie, créez VOTRE sens à travers vos actions, vos relations, vos valeurs.
Des millions de personnes vivent avec ces pensées. La différence, c'est que vous avez décidé de comprendre et de vous en sortir.